« L’Institut » – Stephen King

Jusqu’où la manipulation mentale peut-elle mener ?

Résumé

Au coeur de la nuit, à Minneapolis, des intrus pénètrent la maison de Luke Ellis, jeune surdoué de 12 ans, tuent ses parents et le kidnappent.

Luke se réveille à l’Institut, dans une chambre presque semblable à la sienne, sauf qu’elle n’a pas de fenêtre. Dans le couloir, d’autres portes cachent d’autres enfants, dotés comme lui de pouvoirs psychiques.

Que font-ils là ? Qu’attend-on d’eux ? Et pourquoi aucun de ces enfants ne cherche-t-il à s’enfuir ?

Mon avis

Fidèle à son rythme d’un bouquin annuel, Stephen King nous plonge cette fois dans l’univers des expérimentations. Une fresque noire, pour le Roi de l’épouvante, mais qui ne contentera pas forcément tout le monde. Certains y voient un mix entre Ça et Charlie. C’est assez bon… mais pas aussi prenant que ces références. Vous n’en sortirez pas indemnes pour autant.

Références

KING, Stephen. « L’Institut ». Editions Albin Michel, 01/2020. 608 pages.

« Le manufacturier » – Mattias Köping

Une oeuvre majeure qui ne recule devant aucune limite

Résumé

Le 19.11.91, des paramilitaires serbes massacrent une famille à Erdut (Croatie). Laissé pour mort, un garçonnet échappe aux griffes des tortionnaires, les Lions de Serbie. 25 ans plus tard, une avocate tente de remonter la piste jusqu’à la tête du commando. Le 01.04.2017, les cadavres d’une femme et de son bébé sont retrouvés dans la banlieue du Havre, atrocement mutilés. Niché dans le dark Web, un inconnu revendique le double meurtre et propose les vidéos de ses crimes à la vente sur son site Internet… Depuis quand sévit-il ?

Mon avis

Un style direct, des détails percutants, une maîtrise hors du commun du suspense et des personnages inclassables. Mattias Köping réunit tous les ingrédients pour obtenir un chef-d’oeuvre du genre.

Un livre sans fausse note, déroutant, qui vous met KO dès les premières pages. Il marquera de nombreuses générations car il ne recule devant aucune limite.

Une oeuvre puissante à ne pas mettre entre toutes les mains.

Références

KÖPING, Mattias. « Le Manufacturier ». Editions Ring, 01/2020. 976 pages.

« L’homme qui pleure de rire » – Frédéric Beigbeder

Fin de parcours pour Octave Parango…

Résumé

Octave Parango a été concepteur-rédacteur dans les années 1990, model scout dans les années 2.000 . Le voici qui découvre dans les années 2010 un nouveau métier…
Après 99 Francs sur la tyrannie de la publicité et Au secours pardon sur le marchandisation de la beauté féminine, ce nouveau roman satirique, hilarant et désespéré clôt la trilogie d’Octave Parango sur les aliénations contemporaines.
Tout est malheureusement vrai (et vécu) dans cette satire, hilarante et désespérée, des dérives de notre société de divertissement.

Mon avis

Fin d’une trilogie où Frédéric Beigbeder jongle avec une certaine dextérité entre le vrai et l’imaginaire. Octave Parango, le double littéraire de l’auteur, est conduit à l’échaffaud par l’entremise d’une page blanche alors que tout le monde attend sa chronique sur les ondes de France Inter.

Véritable panflet contre la radio publique, rien n’échappe à la plume aigisée du maître de l’humour sous psychotropes.

Références

BEIGBEDER, Frédéric. « L’homme qui pleure de rire ». Editions Grasset, 01/2020. 320 pages.