« Pas de pissenlits pour le cadavre » – Andrea H. Japp

Quand la mort et un gros chien font bon ménage…

Le résumé :

Chloé et Louise ont peu de choses en commun mais l’amitié qui les lie est indéfectible. Après un douloureux divorce, Louise a décidé de devenir fleuriste. Et si Chloé est dentiste, c’est avec plaisir qu’elle consacre ses après-midi à aider son amie, ça la change des molaires.
Jusqu’au jour où une surprise macabre les attend dans l’arrière-boutique : un type très très mort au milieu des branches d’amandier. Pas de panique, les innocents ne vont pas en prison.
Mais lorsque les preuves commencent à s’accumuler contre nos deux héroïnes, le calme n’est plus de mise.

L’avis de Sébastien :

Entre humour noir et humour tout court, je ne me suis pas vraiment ennuyant en découvrant le nouvel opus de Andréa H. Japp. Il faut dire qu’aucun détail ne manque pour se plonger au cœur de cette aventure rocambolesque où chaque détail vous fait rebondir vers l’un ou l’autres personnage. Mais qui est vraiment le meurtrier. Car, même si on rigole beaucoup, il y a bien un cadavre au milieu de cette avalanche de fausses pistes. La mort est une chose, en rire en est un autre. Il faut admirablement maîtriser sa plume pour captiver le lecteur de la première à la dernière page, alors qu’un bon gros toutou sème la zizanie dans votre subconscient. Un chouette bouquin pour un chouette moment de lecture. 

Les références :

JAPP, Andrea H. « Pas de pissenlits pour le cadavre ». Editions Pygmalion. 04/2021. 328 pages.

« Les loups-garous d’Argentine » par Jérémy Wulc

Quand l’Histoire et les mensonges s’entremêlent, le socle familial en devient instable…

Le résumé :

Flic émérite, Arnaud Shimansky connaît pourtant une mauvaise passe. Sur la sellette depuis plusieurs mois, il tente de sortir la tête de l’eau. Mais le sort s’acharne puisqu’il apprend le décès de son grand-père, héros de la famille, rescapé d’Auschwitz.
Alors qu’il aide ses parents à vider la maison du défunt, il fait une découverte surprenante… et plus que dérangeante. Finalement, sa suspension tombe à pic. Arnaud peut partir à la recherche de la vérité.

L’avis de Sébastien :

S’il avait voulu écrire le scénario d’un film historique, précis et sincère, Jérémy Wulc ne s’y serait pas pris différemment. Grâce à un fil rouge savamment tiré, l’auteur nous replonge dans l’Histoire, voire son histoire, dans l’univers de Bariloche. Ville tristement célèbre pour avoir accueilli des gradés du régime nazi dont notamment Joseph Mengele. Grâce à un rythme soutenu, des personnages troublants et de nombreux flashbacks, le lecteur est emmené dans la machine à remonter le temps sur fond de suspense décontenançant. Un premier roman riche en recherches et en passion qui se lit (beaucoup) trop vite pour découvrir l’histoire et les mensonges d’une famille dont les bases ne sont pas si solides que ça.

Les références :

WULC, Jérémy. « Les loups-garous d’Argentin ». Éditions Pygmalion. 03/2021. 368 pages.

« La guérison de Rose Gold » – Stephanie Wrobel

Une intrigue hypnotisante entre deux grandes manipulatrices

Le résumé :

Pendant dix-huit ans, Rose Gold Watts a cru qu’elle était gravement malade. En fauteuil roulant, elle passait une bonne partie de ses journées à l’hôpital.
En réalité, sa mère, Patty Watts, était simplement une excellente menteuse.
Après cinq ans d’emprisonnement, Patty retrouve aujourd’hui la liberté sans savoir où aller et supplie Rose Gold de l’aider. À la grande surprise de tout le voisinage, celle-ci accepte.
Rose aurait-elle pardonné à sa mère ces années de maltraitance ? Patty oublierait-elle que c’est sa fille qui l’a envoyée en prison ?
Rien n’est moins sûr et, surtout, Rose Gold n’est plus la petite chose précieuse que Patty a quittée cinq ans plus tôt. Et elle attend avec impatience le retour de sa mère…

L’avis de Sébastien :

Amateurs de nuits blanches littéraires, ce premier opus de Stephanie Wrobel est pour vous ! Du suspense quasiment insupportable et des personnages aussi inquiétants que perturbés psychologiquement, l’auteure s’amuse à balader votre cerveau dans tous les cas de figures possibles… et inimaginables.

Une mère qui semble avoir oublié toutes les accusations qui l’ont menée en prison, une fille qui semble avoir pardonné les actes de sa maman. Mais au final qui est le plus grand manipulateur ? Sont-ils vraiment conscients de la réalité qui les entoure ? Vous n’aurez pas le temps de répondre à ses questions que le final se présentera déjà à vous avec une dernière surprise… démentielle.

Un véritable coup de Maître !

Les références :

WROBEL, Stephanie. « La guérison de Rose Gold ». Éditions Pygmalion. 03/2021. 440 pages.

« La disparition d’Annie Thorne » – C.J. Tudor

Plongée au coeur de l’horreur à la sauce anglaise

Résumé :

«Une nuit, Annie a disparu de son lit. Il y a eu des recherches. Tout le monde imaginait le pire. Finalement, au bout de 48 heures, ma petite sœur est revenue. Mais elle ne voulait pas – ou ne souhaitait pas – dire ce qui s’était passé. Quelque chose lui est arrivé. Je ne peux pas expliquer quoi. Je sais juste que, quand elle est rentrée à la maison, elle n’était plus la même. Elle n’était plus ma Annie. Je ne voulais pas avouer aux autres et encore moins à moi-même que, parfois, j’avais peur d’elle. Et puis, il y a 2 mois, j’ai reçu un e-mail : Je sais ce qui est arrivé à votre sœur. Ça recommence…»

Mon avis :

« L’homme craie » était déjà une référence. C.J. Tudor remet le couvert avec ce thriller où les secrets d’enfants -qui est véritablement Annie- côtoient l’insoutenable : un mère, coupable du meurtre de son bébé, est découverte avec une balle dans la tête. Nous sommes en droit de se demander jusqu’où l’auteure est capable d’aller. Et ce n’est que le début de ce nouveau bijou de la littérature policière. Superbe moment garanti !

Références :

TUDOR, C.J. « La disparition d’Annie Thorne ». Éditions Pygmalion, 04/2020.  408 pages.