« Petite » – Edward Carey

Plongez au coeur de l’univers des sculpteurs de cire et du Musée Tussaud

Le résumé :

Art, amour, Révolution : le récit d’une existence hors du commun.
Née à Strasbourg en 1761, la jeune Marie Grosholz, future madame Tussaud, est employée dès son plus jeune âge comme apprentie par un sculpteur sur cire. Lorsque le duo devient célèbre à Paris pour ses réalisations, Marie a pour modèles les plus grandes personnalités de l’époque : Voltaire, Rousseau, Benjamin Franklin, etc. Bientôt elle est accueillie à la Cour où elle prodigue des leçons de sculpture à la princesse Élisabeth, sœur du roi. En 1789, la capitale entre en ébullition, la foule exige des têtes. C’est le début d’une incroyable décennie pour Marie qui, échappant de peu à la guillotine, se voit chargée d’exécuter les masques mortuaires de ses amis les plus proches (Louis XVI), comme de ses ennemis les plus acharnés (Robespierre).

L’avis de Sébastien :

Madame Tussaud… probablement l’un des musées les plus célèbres du monde. Edward Carey nous prend la main pour nous emmener au cœur du 18e siècle à la rencontre d’une certaine Marie Grosholtz. Tout au long de cette fresque épique, vous deviendrez l’ami(e) de cette « petite » envoyée auprès d’un sculpteur de cire à la suite de la perte de ses parents. Une rencontre qui bouleversera sa vie à jamais. Entre histoire vraie et fiction, l’histoire de Marie est ponctuée d’événements, tous plus magiques les uns que les autres.

Grâce à une écriture fluide, nous nous laissons fondre dans cet univers qui fleure bon l’imaginaire. Une petite pépite sans prétention qui mérite un beau coup de projecteur.

Les références :

CAREY, Edward. « Petite ». Editions Le Cherche Midi. 04/2021. 476 pages.

« Les 5 règles du mensonge » – Ruth Ware

Le résumé :

RÈGLE NUMÉRO UN

Dis un mensonge

RÈGLE NUMÉRO DEUX

Ne change pas ta version

RÈGLE NUMÉRO TROIS

Ne te fais pas prendre

RÈGLE NUMÉRO QUATRE

Ne pas se mentir les unes aux autres

RÈGLE NUMÉRO CINQ

Savoir quand cesser de mentir

Quand quelqu’un meurt, ce n’est plus un jeu…

L’avis de Sébastien :

Même si la trame est assez connue, Ruth Ware a le mérite de mener sa barque pour un dénouement extrêmement intriguant. La bande d’amies est sympa même si on a du mal à s’y attacher. Le switch temporel entre les trentenaires et leur adolescence est plaisant, et rythme parfaitement ce roman. L’écriture est fluide, la psychologie omniprésente. Deux éléments pour passer un moment de lecture où les mensonges sont évidemment au coeur des débats. Quand on s’enferme dans les 5 règles du mensonge et qu’un cadavre s’en mêle, votre vie ne peut qu’être perturbée…

Les références :

WARE, Ruth. « Les cinq règles du mensonge ». Editions Fleuve Noir. 03/2021. 432 pages.

« Dehors les chiens » – Michael Mention

Plongez au coeurs d’un Western glaçant à souhaits

Le résumé :

Californie, juin 1866. Crimson Dyke, agent des services secrets, sillonne l’Ouest et traque les faux-monnayeurs pour les livrer à la justice. Tandis qu’il est de passage dans une ville, un cadavre atrocement mutilé est découvert. Crimson intervient et se heurte aux autorités locales. Mais lorsque d’autres crimes sont commis, ce sont les superstitions et les haines qui se réveillent. Crimson décide alors d’enquêter, traqué à son tour par les shérifs véreux et les chasseurs de primes.
Sueur, misère et violence : Dehors les chiens réinvente le western avec réalisme, sans mythe ni pitié.  

L’avis de Sébastien :

Le monde du FarWest, voilà bien un univers qui ne m’a jamais tenté. Alors, comme j’aime les découvertes, je me suis dit « Pourquoi pas ? ». Bon, ici, nous sommes plongés dans un Western urbain que Quentin Tarrantino n’aurait pas renié. Michael Mention sort les Colts avec une écriture brutale qui nous plonge dans un monde où la violence est coutumière. Grimson Dyke, le personnage central et agent secret, est charismatique, hypnotisant. Sous la plume de l’auteur, il nous invite à le suivre avec une précision chirurgicale telle que nous avons l’impression d’être à ses côtés. Une immersion incroyable dans un Ouest sauvage passionnant qui ne laissera personne indifférent. Une vraie pépite. 

Les références :

MENTION, Michaël. « Dehors les chiens ». Editions 10/18. 02/2021. 312 pages. ISBN 9782264077776

« Braises de stars » – Jean Desportes

Un roman au vitriol sur une partie de notre société où tous les excès sont permis

Le résumé :

Pour promouvoir sa grande opération « barbecue de l’été » , Disli, chaîne de hard discount allemande, missionne Stephen Berger, créatif en chef de la célèbre plateforme vidéo française Mystreamy. Ce dernier conçoit une parodie d’émission de cuisine dédiée à l’art du barbecue. Ça s’appellera « Braises de stars », et le casting sera « cross-media » . Des ex-stars de la télé dépressives en mal de cash, des youtubeurs immatures (dont le fils du président de la République), sans oublier un producteur psychotique totalement débordé et des clients allemands exigeants. 
Il y a un sacré pactole à la clé, et surtout beaucoup d’emmerdes… Stephen survivra-t-il aux six jours de tournage à Marseille ? Se remettra-t-il de son histoire d’amour avec la belle Mélody ? Et surtout, sauvera-t-il le million, son job et sa carrière ? Une comédie de moeurs hilarante qui, par-delà la légèreté, pointe la vacuité de notre société. Jean Desportes est directeur de création chez Canal +. 
Braises de stars est son premier roman.

L’avis de Sébastien :

Attention, roman pour initiés du monde digital et du marketing. Ou pour les personnes qui ne sont pas hermétiques à la découverte de l’inconnu. Moi, j’ai adoré cet univers tordu où les amitiés et les inimitiés se créent d’un claquement de doigts.

Si Jean Desportes est un initié du milieu, je pense qu’il s’est un peu perdu au milieu d’un déluge de personnages, tous plus « percés » les uns que les autres. Cependant, l’auteur nous donne les ficelles de la négociation et de la production.

En gros, un bon premier roman sans prétention qui nous invite à quitter notre quotidien via des situations burlesques. Un chouette moment de détente en tout cas. Et comme le résumerais parfaitement l’éditeur : « Une comédie de moeurs hilarante qui, par-delà la légèreté, pointe la vacuité de notre société. »

Les références :

DESPORTES, Jean. « Braises de stars ». Editions du Rocher. 05/2021. 280 pages. ISBN 978-2-268-10357-0

« Autopsie d’un drame » – Sarah Vaughan

Plongez au coeur de cette terrifiante maternité

Le résumé :

Jess, mère au foyer, fait preuve d’une grande dévotion envers ses trois enfants, qu’elle chérit et protège à tout prix. C’est du moins la façon dont Liz, son amie depuis dix ans, la perçoit.  Mais le doute s’installe lorsque Jess se rend aux urgences pédiatriques où travaille Liz. Dans ses bras, sa fille Betsey, âgée de dix mois, présente tous les signes d’un traumatisme crânien. Jess, d’ordinaire si soucieuse du bien-être de sa famille, semble étrangement distante et peu concernée par la situation, et ses explications ne collent pas avec  la blessure de l’enfant. Liz s’interroge sur les réelles motivations de son amie. Pourquoi a-t-elle attendu  aussi longtemps avant de se rendre à l’hôpital ?  S’agit-il vraiment d’un accident, comme elle l’affirme ?  Un drame psychologique brillamment tissé qui sonde  les enjeux de la maternité, de l’amitié et interroge  ce qui nous lie ou nous sépare.

L’avis de Sébastien :

Un bon thriller doit réunir des ingrédients précis dont des personnages insondables. Si on y ajoute l’insoutenable aux yeux de la majorité de la population, la violence sur les nourrissons, Sarah Vaughan ne peut que nous emmener dans une fiction captivante. Sans pour autant sombrer dans le voyeurisme.

Progressivement, et de manière subtile, l’auteure nous plonge dans une véritable addiction littéraire. Chaque personnage y va de son point de vue sur cette affaire délicate à souhait. Et le rythme est diaboliquement soutenu grâce à des chapitres courts et fracassant. Votre cerveau sera retourné dans tous les sens pour un final haut en couleurs. Certainement une des plus belles pépites 2021.

Les références :

VAUGHAN, Sarah. « Autopsie d’un drame ». Éditions Préludes. 03/2021. 448 pages.